Lexique des mots qui courent dans les médias…
Un nouveau Bretton Woods. Qui se rappelle Bretton Woods ? De l’objectif et du contexte de ce débat entre 44 nations victorieuses d’une guerre planétaire ? Il faut éviter des rapprochements bien approximatifs.
Capitalisme :industriel et financier Le mot capitalisme agite tout le monde. A droite pour le rénover afin de sauver la grande économie de marché célébrée religieusement par le néolibéralisme. A gauche pour reprendre un vieux discours simpliste qui laissait croire que pour faire advenir des lendemains qui chantent, il suffisait d’envoyer en enfer ces « 200 familles » capitalistes donc sans morale.
Fonds d’investissements., Fonds souverains. De quoi parle-t-on, Le mot fonds renvoie aux profondeurs des mers et au laboureur de notre bon La Fontaine : « Travaillez, prenez de la peine, c’est le fonds qui manque le moins… ». Ces temps derniers, c’était plutôt : « Spéculez sans trop prendre peine « quoiqu’en dise ceux qui appellent à travailler plus pour peut-être gagner plus mais sûrement pour permettre à certains de spéculer plus !
Paradis fiscaux. On imagine des îles merveilleuses où l’argent se gagne et se dépense au pays d’Alice ! C’est plus prosaïque que ça. Des territoires modestes, jusqu’alors assez inconnus. Et qui profitant de cet anonymat se sont installés dans une économie financière déréglementée avec l’aide de quelques brillants spécialistes de la finance.
Sociale Démocratie. Est-ce un régime politique, un projet complètement dépassés ? Qu’est-ce qu’on veut dire quand on associe un mot qui désigne un régime politique et un mot qui désigne les relations sociales ? D’où vient ce mot ? On a de plus en plus l’impression que ceux qui en parlent ne savent plus de quoi ils parlent. C’est devenu un mot commode pour justifier des faux clivages faits pour faire grossir des ego.
Empirisme, fin des idéologies.. Il est devenu de bon ton de laisser croire que le bon politique est celui qui « prend les réalités » à bras le corps et avec courage. Mais de quelles réalités s’agit-il ? Ce ne sont plus elles qui sont devant la scène politique mais ceux qui s’y agitent pour montrer qu’ils « prennent ces dures réalités « à pleines mains » pour en protéger le bon peuple friand de sécurité. En fait ils prennent la réalité « à pleine gorge et à pleine voix ». Menace évidente pour l’esprit citoyen.
